07 octobre 2010

XXV

la blessure après toutes ces années est encore vive.le coup qui m'a été porté, je l'ai oublié.mais la plaie est là, grandissante, gangreneuse, qui prend ma place.j'aurais pu disparaître avant, qui l'aurait compris?j'aurais pu. mais demain?peut-on soigner une maladie dont on ne connaît pas la cause? l'expérience me dit que non. l'espoir me susurre que oui. ou alors, m'effacer et revenir. je fais mon empreinte si légère que je crois que vous ne vous souviendrez pas de moi, j'ai moi-même oublié les traits de mon visage.j'oublie tout... [Lire la suite]
Posté par Emiloso à 18:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 octobre 2010

XXIV

@font-face {   font-family: "Times New Roman"; }@font-face {   font-family: "Gill Sans"; }@font-face {   font-family: "Techno"; }p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 12pt; font-family: Times; }p.MsoFootnoteText, li.MsoFootnoteText, div.MsoFootnoteText { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 12pt; font-family: Times; }span.MsoFootnoteReference { vertical-align: super; }p.Planplan, li.Planplan, div.Planplan { margin: 0cm 0cm 0.0001pt;... [Lire la suite]
Posté par Emiloso à 19:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
13 août 2010

Traces

Posté par Emiloso à 13:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
26 juillet 2010

XXIII

je cherche quelqu'un que je ne connais pasguette le téléphone, les mails, la boîte aux lettres, rythme désespérément lent d'entrée de nouvelles je ne fédère pasje sens l'anxiété qui gonfle, quelque chose, le signe de quelqu'un, doit combler les vides qu'elle composej'attends que mes émotions éclosent, un geste de l'autre, pour qu'en moi l'autre s'éveillequel geste puis-je attendre que je n'ai pas provoqué? les communications me déçoivent pour ce qu'elles n'ont pas d'unilatéral.je guette l'écho d'un cri lancé dans un autre temps, sans... [Lire la suite]
Posté par Emiloso à 13:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
18 juin 2010

XXII

la présence du corps(tue-le, tue-le)sans limites aucune, organes, liquide et airc'est la pièce entière qui s'ouvre quand vous respirezallongez-vous(et mon poids)vous vous enlisez dans le sol(mon poids)ne résistez pas. à l'inspiration, entrez dans le solpoumons pleins 1, (je ne peux plus m'extirper de là)2, (je l'entends qui s'approche)3, (il m'agrippe, il me...)4, (je l'ai frappé)5(je suis un mort mû par une pulsion de vie)
Posté par Emiloso à 10:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
11 juin 2010

XXII

j'appelle ma clémenceà mes os brisés, à ma douleur lancinante, ce sont mes propres caresses qu'il fauttourner vers soi son sourired'une paume, réchauffer le dos de l'autre mainje retourne ma peau et tu hurlestant de sang, tant d'ulcères convulsésmais je ne t'entends plus! maintenant le battement tranquille de mon coeur accapare mon ouïe, et mes yeux plongés dans le noir se reposent (oui, ton monde ordonné m'a fait si peur, si peur... mes fractures sont la geste normale de l'existence). tandis qu'ils se reposent, je me distingue... [Lire la suite]
Posté par Emiloso à 10:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

09 juin 2010

XXI

non, attends, ne te retourne pas tout de suitelaisse-moi imaginer les contours de ton visage, la flamme dans tes yeux, la forme de tes lèvres que j'ai senties si doucesne te retourne pas tout de suiteje veux croire, je veux imaginer en toi.attendslaisse-moi, laisse-moi croire en une présence unique qui me comble et me joie.attends encorenon, ne me regarde pas, je ne veux pas savoir qui tu es, ne confonds pas en toi tous les possibles désormais impossibles, je ne veux pas de point culminant, de point divergent, de point tout... [Lire la suite]
Posté par Emiloso à 15:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
07 juin 2010

XX

il est un chemin invisible, impraticable,fait de retours et de ponts,de yeux qui roulent, et d'absences présentesc'est le seul chemin, et pourtant il est cheminsi tu n'avances pas il te rejointque tu le veuilles ou non, tu grimpes, les mains pleines de boue, la pluie dans les yeux, les genoux écorchés, et derrière, la prairie, la nausée de rouler dans la pente, le crâne fracassé sur un rocher au bas de ladite, mais rien, rien ne t'arrête, parce que si tu n'avances pas il te rejoint alors je les appelle, je les attire à moi, de mes... [Lire la suite]
Posté par Emiloso à 12:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
26 mai 2010

XIX

aïe... mon horloge interne ne correspond plus à mon horloge en lettres...j'écris la nuit. je le sais parce que je me réveille, des phrases en tête, de merveilleux débuts de textes.je me les répètes quelques fois, histoire de m'en souvenir, et de continuer le tricot dans la journée.évidemment, je les oublie.et j'oublie que je les oublie.aujourd'hui, je me suis souvenue que j'en avais un, un texte, je le tenais par le bout des cheveux, je n'avais plus qu'à tirer dessus.mais il est parti avec mes rêves, ou avec une autre vie, une A de... [Lire la suite]
Posté par Emiloso à 11:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
15 avril 2010

XVIII

<!-- /* Font Definitions */ @font-face {font-family:"Lucida Grande"; mso-font-charset:0; mso-generic-font-family:auto; mso-font-pitch:variable; mso-font-signature:50331648 0 0 0 1 0;} /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal {mso-style-parent:""; margin:0cm; margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; font-family:Times;} @page Section1 {size:612.0pt 792.0pt; margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; ... [Lire la suite]
Posté par Emiloso à 15:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]